Rapport de la CNIH – Exigence d’une réparation intégrale, égalitaire et conforme à la citoyenneté républicaine
Le Collectif Citoyenneté Française prend acte des déclarations de Madame Françoise Dumas, présidente de la Commission nationale indépendante Harkis (CNIH), indiquant que le rapport de cette commission sera remis au Premier ministre au second semestre 2026.

À ce titre, le Collectif souhaite exprimer avec clarté et gravité ses attentes, qui ne relèvent ni d'une revendication catégorielle ni d'une approche mémorielle restrictive, mais d'une exigence républicaine de justice et d'égalité. Le Collectif Citoyenneté Française exige que ce rapport mentionne explicitement la nécessité d'une réparation et d'une indemnisation intégrales concernant l'ensemble des harkis de première et de deuxième génération, sans distinction, sans discrimination et sans critères restrictifs fondés sur des parcours administratifs ou des structures d'hébergement particulières. La réparation ne saurait être conditionnée au passage par certains camps ou hameaux de forestage, ni à des critères de structure validés a posteriori. Une telle approche introduirait une rupture d'égalité entre des citoyens français ayant tous subi, à des degrés divers mais sous une même responsabilité de l'État, des conséquences graves liées à l'abandon, à l'exil et à l'accueil indigne.
À cet égard, le Collectif interpelle solennellement le Premier ministre sur un point fondamental :le président de la République, Emmanuel Macron, a demandé pardon au nom de la France aux citoyens français harkis, anciens combattants et à leurs familles, sans jamais limiter cette reconnaissance à ceux ayant transité par des camps ou des hameaux de forestage spécifiques. La parole présidentielle a été claire : elle s'adressait à des citoyens français, anciens combattants harkis, en raison de ce qu'ils ont été, de ce qu'ils ont subi et de ce qu'ils ont donné à la Nation. Il serait incohérent, juridiquement et politiquement, que cette reconnaissance solennelle soit ensuite réduite par des critères administratifs restrictifs qui fragmenteraient la citoyenneté et la réparation.
Le Collectif Citoyenneté Française rappelle que le nœud du drame des harkis n'est pas uniquement mémoriel ou historique. Il est constitutionnel et juridique. Il réside dans le fait que des citoyens français ont été durablement maintenus hors du droit commun sans base légale claire, en période de paix, et sans qualification juridique explicite de cette situation.Le rapport de la CNIH ne peut se limiter à un constat descriptif ou à une approche partielle de la réparation. Il doit assumer une vision globale, égalitaire et juridiquement cohérente, fidèle aux principes de la République et à l'unité de la citoyenneté française.
Le Collectif Citoyenneté Française restera pleinement mobilisé afin que ce rapport constitue une étape décisive vers une reconnaissance complète, une qualification juridique assumée et une réparation juste, à la hauteur de l'histoire, du droit et des valeurs que la République proclame.
Collectif Citoyenneté Française
Pour une citoyenneté lucide, exigeante et pleinement républicaine