Devant la CEDH : « je ne perds jamais, soit je gagne, soit j'apprends »

29/04/2026

Dans quelques heures, la Cour européenne des droits de l'homme va rendre son arrêt sur les requêtes déposées par des harkis et des enfants de harkis contre la France, et notamment au sujet du recours abusif de la prescription quadriennale par l'Etat pour neutraliser les demandes de réparations financières des victimes du drame des harkis.

Deux ans après l'arrêt Tamazount contre France rendu le 4 avril 2024, la Cour de Strasbourg pourrait une nouvelle fois condamner la France dans le drame des harkis. Si ces requérants harkis et enfants de harkis ont pu porter leur dossier sérieusement jusqu'à la Cour européenne des droits de l'Homme, ils  ne le doivent qu'au Comité Harkis et Vérité, mais surtout à son président, Charles TAMAZOUNT. On ne peut que s'incliner devant la compétence, l'expertise et le sérieux de son action aux côtés de victimes. 

Fils de harki né au camp de Bias, il est le seul à avoir su porter le drame des harkis jusqu'au toit de l'Europe face à la France. Si les juges de Strasbourg se penchent pour la deuxième fois sur le drame des harkis, c'est parce que cet éminent juriste sait porter et plaider devant les juges le drame de ceux qui ont été longtemps les grands oubliés de la Guerre d'Algérie.

A la veille du 30 avril 2026, il a ouvert un véritable débat sur l'injuste et abusif comportement de l'Etat qui, toute honte bue, oppose, tel un monstre froid, la règle de la prescription quadriennale aux victimes de sa politique d'abandon et d'accueil dans des camps en France : il fallait saisir la justice dans les quatre années qui ont suivi la libération des camps !

En justice, on peut gagner comme perdre. Quelle que soit la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme, la communauté harkie ne peut adresser que ces mots pour Charles TAMAZOUNT : Merci d'avoir amené pour la deuxième fois le drame des harkis devant la Cour européenne des droits de l'homme !

Dans l'attente de la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme, la communauté harkie peut méditer ces mots de Nelson MANDELA, : « je ne perds jamais, soit je gagne, soit j'apprends ». 


Share