Affaire LAHMAR, la faute de la Présidente de la CNIH
Depuis le 29 octobre 2025, Madame Françoise DUMAS est silencieuse.
Pourtant, en tant que présidente de la CNIH, la commission nationale instituée par le législateur en 2022 et spécialement dédiée
au drame des harkis, il lui appartenait
de monter au créneau et de défendre immédiatement l'honneur et
la considération des harkis après les propos injurieux du député LFI Abdelkader
LAHMAR en commission de la Défense envers ces
soldats de l'Armée française.

Après trois semaines de silence, la situation devenait intenable pour Madame Françoise DUMAS. Car, en tant que présidente de la CNIH, il lui revient la responsabilité de promouvoir la mémoire et l'image des harkis ; mais aussi de défendre l'image et l'honneur des harkis contre toute atteinte, notamment les plus graves, l'injure, la diffamation ou l'appel à la haine contre les harkis et leurs familles.
Ces trois semaines de silence constituent une faute.
L'initiative prise très récemment par cette dernière de rendre visite au président de la commission de la Défense à l'Assemblée Nationale pour rappeler ses missions et exprimer sa compassion envers les harkis après les injures proférées est louable, mais pas à la hauteur de ce que devrait exprimer une présidente de la CNIH digne de ce nom !
Madame Françoise DUMAS confirme que les propos tenues à l'endroit des harkis au cours des débats budgétaires en commission de la Défense sont bien des injures, sans exprimer toutefois la moindre condamnation. La communauté harkie n'attend pas un soutien compassionnel de la présidente de la CNIH, mais de la fermeté face à ces propos injurieux par une condamnation explicite et publique de ces derniers.
Ne pas condamner explicitement et publiquement ces propos injurieux constitue encore une faute.
L'actuelle
présidente de la CNIH a manqué aux devoirs qu'appelle sa fonction, à savoir
protéger l'image des harkis de l'injure proférée
fin octobre au sein même de l'Assemblée Nationale. Aujourd'hui, Madame François DUMAS
doit quitter ses fonctions à la tête de la CNIH. Il en va de la
crédibilité de la commission nationale instituée par le
législateur en faveur des harkis et de leurs familles.
Sur le site de la CNIH : Françoise Dumas, présidente de la CNIH, et Jean-Michel Jacques, président de la CDNFA, réaffirment leur plein soutien à la mémoire des Harkis.